Ces tempêtes font partie de la vie. On ne peut pas toujours les empêcher. L’essentiel est plutôt d’apprendre à les traverser sans s’y perdre.
Accepter que l’agitation existe
Le plus dur, bien souvent, c’est de ne pas résister. On combat ce que l’on ressent, on se reproche d’être trop sensible, on voudrait que tout se calme sur-le-champ. Mais cette lutte ne fait souvent qu’aggraver les choses.
Accepter ne veut pas dire apprécier la situation. C’est simplement reconnaître ce qui est là. Se dire, intérieurement : « c’est compliqué en ce moment », sans se juger. Parfois, cela suffit déjà à alléger la tension.
Respirer pour revenir au présent
Quand tout s’agite en nous, l’esprit s’échappe. Il retourne vers ce qui a fait mal ou se projette vers ce qui pourrait mal se passer. La respiration aide à revenir ici. Maintenant.
Prendre quelques respirations lentes et conscientes ramène le corps dans l’instant. Ce n’est pas une solution magique, mais cela crée un espace. Un espace où les émotions peuvent peu à peu s’apaiser.
Observer sans s’identifier
Dans la tempête, on a souvent l’impression d’être englouti par ce que l’on ressent. Pourtant, pensées et émotions passent. Elles vont et viennent.
Les regarder comme des vagues qui montent puis redescendent aide à ne pas s’y confondre. Dire « je ressens de la colère » plutôt que « je suis en colère » change subtilement la perspective. Cette distance intérieure permet de traverser sans se noyer.
S’appuyer sur ce qui apaise
Chacun trouve du réconfort à sa manière. Marcher un peu. Écouter une musique. Écrire. Prier. Parler à quelqu’un de confiance. Ou simplement rester au calme.
Ces gestes n’arrêtent pas la tempête, mais ils offrent un refuge. Un moment pour reprendre souffle. Et s’accorder ces pauses n’est pas une fuite. C’est une façon de prendre soin de soi pendant la traversée.
Faire confiance au retour du calme
Aucune tempête intérieure ne dure indéfiniment. Même lorsqu’elle paraît sans fin, elle finit toujours par s’apaiser. Souvent, le calme revient quand on cesse de lutter et qu’on laisse les émotions suivre leur mouvement naturel.
S’en souvenir aide à tenir quand tout s’agite.
Traverser ces tempêtes avec calme ne signifie pas devenir insensible. Cela veut dire apprendre à accueillir ce qui se présente, sans se juger, sans se brusquer.
Avec le temps, ces moments font moins
peur. On comprend que, même au cœur du tumulte, une part de soi peut rester
stable, présente, confiante dans le fait que le calme finira par revenir.
La rédaction