Pensé comme un outil central de financement, le FSD-CI aura pour mission de gérer et valoriser les actifs stratégiques de l’État, tout en soutenant des projets d’infrastructures jugés essentiels pour la transformation de l’économie nationale. À en croire Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, l’objectif est de renforcer la capacité du pays à financer des investissements structurants sur le long terme.
Il a aussi ajouté que ce nouveau mécanisme s’inscrit dans la continuité
des réformes engagées depuis plus d’une décennie, visant à bâtir un écosystème
financier public solide. Il vient ainsi compléter les dispositifs existants,
notamment autour de la Caisse de dépôt et de consignation et des instruments de
soutien aux PME.
Le fonds sera organisé autour de trois axes majeurs. Le premier sera
dédié au financement des infrastructures stratégiques, le deuxième visera à
protéger l’économie contre les chocs extérieurs, tandis que le troisième
permettra de constituer une épargne publique durable à travers des placements
financiers.
Pour alimenter ce fonds, l’État prévoit de mobiliser une partie des
revenus issus de l’exploitation des ressources minières et énergétiques, ainsi
que certains actifs publics. Cette approche vise à transformer ces richesses en
leviers de développement à long terme.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée à la gouvernance
du FSD-CI. Des mécanismes stricts de contrôle, de gestion des risques et de
transparence sont annoncés, afin d’aligner son fonctionnement sur les standards
internationaux des fonds souverains.
Richard Konan