Le Grand Prix national Bernard Dadié 2026 a été décerné à Maurice Bandaman pour son ouvrage intitulé Sœurs esclaves. Ce texte, s'appuyant sur une documentation historique approfondie, propose un récit mémoriel d'une grande importance, établissant un lien entre l'Afrique et les Amériques par le biais d'une fresque à la fois épique et profondément humaine.
«
Nous avons éprouvé un véritable coup de cœur pour une œuvre qui s'appuie sur
une source documentaire historique féconde, tout en ne se limitant pas à être
une œuvre historique. La trame transatlantique de ce texte permet d'aborder des
problématiques très contemporaines, telles que la situation des Noirs
américains aux États-Unis et au Brésil », a déclaré le président du jury.
En
outre, le prix national Bernard Dadié 2026 du Jeune écrivain a été attribué à
Souboré Dali pour son œuvre « Les monts de Kong », publiée aux éditions
Continent.
Le
Prix national Jeanne de Cavally de la littérature enfantine a été décerné à
Assamala Amoi, pour son ouvrage intitulé Trésor perdu dans la ville (Editions
Eburnie).
Le
Prix SILA de l'édition a été attribué à Brice Brou pour son œuvre Marie Thérèse
Houphouët-Boigny naissance d'une icône (Tabala Editions). Par ailleurs, le club
de lecture « Les femmes qui lisent » a remporté le prix SILA du meilleur club
de lecture 2026.
Pour
la 16e édition du SILA, la dotation du Prix national Bernard Dadié du Jeune écrivain est passée de 1 à 2 millions de francs CFA, tandis que celle
du Grand Prix national Bernard Dadié de la littérature s'élève désormais à une
somme allant de 3 à 5 millions de francs CFA.
Le
jury, constitué de personnalités éminentes des milieux littéraire et
universitaire, a procédé à l'examen de 42 œuvres, réparties en plusieurs
catégories. Les romans, les textes poétiques, les récits biographiques ainsi
que les recueils de nouvelles ont témoigné de la diversité des écritures
contemporaines, avec une prédominance marquée du genre romanesque.
Une mention spéciale a également été octroyée à Donassihi Coulibaly pour l'œuvre L'amour ne prie pas cinq fois par jour.
Richard
Konan