Organisée avec l’appui de l’UNICEF, cette rencontre a permis de croiser les regards entre professionnels de la santé, du secteur éducatif et familles concernées. Tous partagent le même constat : malgré des avancées, beaucoup reste à faire pour garantir une prise en charge adaptée et accessible.
Au cours des échanges, il est ressorti que l’inclusion ne doit plus être une option, mais une norme. Représentant le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Dr Kpaho Bernard a rappelé que chaque enfant, quelle que soit sa particularité, doit pouvoir apprendre, évoluer et trouver sa place dans la société.
Dans cette dynamique, le digital apparaît comme un levier majeur. Les autorités misent notamment sur la plateforme NURIA, conçue pour faciliter le dépistage, le suivi et l’orientation des enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux. L’objectif est de rapprocher les services de santé des familles, même dans les zones les plus éloignées.
Mais au-delà des outils, les témoignages des parents ont donné une dimension concrète aux discussions. Beaucoup ont insisté sur les difficultés quotidiennes rencontrées, notamment à l’école, et sur l’urgence d’adapter le système éducatif aux réalités des enfants dits « neuro-atypiques ».
Ce dialogue entre institutions et citoyens traduit une évolution des mentalités. Progressivement, l’enjeu n’est plus seulement de sensibiliser, mais de transformer les pratiques pour construire une société réellement inclusive.
Richard Konan avec Sercom