Parce que nos ressources — en particulier le temps — sont limitées, il devient vital d’apprendre à distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas. Et pour cela, encore faut-il savoir le sens que l’on donne à sa vie.
Trop souvent, nous nous laissons happer par des tâches que nous n’avions pas prévues, oubliant ce que nous avions réellement décidé d’accomplir.
Il n’y a ici ni jugement, ni vérité universelle. Mais il existe une constante chez les personnes que nous admirons : elles savent vers quoi elles vont, et surtout, pourquoi.
Elles ont donné un sens clair à leur existence, ce qui leur permet de résister aux distractions, de rester fidèles à leurs engagements et d’avancer avec cohérence vers leur propre réalisation. Leur boussole intérieure, c’est leur vision du futur, ce qu’elles veulent voir advenir.
Pour Nelson Mandela, cette boussole aurait pu se formuler simplement : « Faire de tous les habitants de mon pays, des personnes égales devant les mêmes opportunités, avec les mêmes chances d’être heureux ». C’est une vision claire, guidante, mobilisatrice.
Quant à moi, deux pensées m’aident à garder le cap : d’abord, le soin que je dois à mon âme, la seule chose que je garderai toujours avec moi. Ensuite, une profonde aversion pour l’injustice. Ces convictions ne sont pas une obsession, mais elles tracent la direction que je souhaite
suivre, silencieusement, solidement. Elles me rappellent ce qui compte, et me redressent lorsque je m’en écarte.
Nous avons tous besoin de cette boussole intérieure. Décidons du sens que nous voulons donner à notre vie. Imaginons clairement notre destination. Cette clarté nous aidera à discerner les priorités, à traverser les tempêtes, à avancer avec confiance — même dans l’obscurité.
Une vie guidée par une bonne et vraie destination est toujours plus performante et plus alignée.
Gilles Atayi
Directeur Associé de G&A Africa Consulting, fondateur de l’initiative Afrique Consciente, contributeur