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La patience n'est pas l'inaction, c'est la maîtrise du temps. - Proverbe africain
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Productivité

Pourquoi vouloir tout faire le lundi fatigue déjà

Le lundi arrive souvent chargé d’une intention silencieuse : repartir du bon pied. Vous avez envie de rattraper ce qui n’a pas été fait la semaine dernière et anticiper le reste de la semaine. Votre objectif est de montrer que vous êtes à la hauteur. Mais vous ne vous rendez pas compte que vous empilez dès les premières heures une série d’exigences qui pèsent lourd. Avant même d’avoir commencé, vous êtes épuisé.

il y a 7 heures

Le lundi, un point de compression

On projette beaucoup sur le lundi. Trop, parfois. Il devient le jour où tout doit se remettre en place : le rythme, l’organisation, la motivation, la concentration. Comme si la semaine entière dépendait de ce premier jour.

Cette concentration de responsabilités crée une tension immédiate. Le lundi ne démarre pas comme un jour parmi d’autres, mais comme une épreuve à réussir. Et cette pression fatigue avant même que le travail commence réellement.

Vouloir tout faire, c’est décider en permanence

Quand on veut tout faire le lundi, on ne travaille pas seulement. On décide sans arrêt. Par quoi commencer ? Que prioriser ? Qu’est-ce qui peut attendre ? Cette succession de petites décisions épuise rapidement votre énergie mentale.

La fatigue du lundi vient souvent moins de la charge de travail que de cette dispersion. L’esprit saute d’une tâche à l’autre sans jamais vraiment se poser.


Le faux sentiment de contrôle

Tout faire le lundi donne l’illusion de reprendre le contrôle. On se dit que si tout est lancé dès le départ, la semaine sera plus simple. En réalité, cette précipitation crée souvent l’effet inverse. On commence beaucoup de choses, on en termine peu, et l’impression d’avancer reste floue.

Ce faux contrôle rassure brièvement, mais il laisse derrière lui une fatigue durable et une semaine déjà encombrée.

Le corps, lui, n’a pas encore repris

Après le week-end, même reposant, le corps est en transition. Le rythme change, l’attention se réajuste, l’énergie se remet en place progressivement. Lui demander une efficacité maximale dès le lundi matin revient à ignorer cette phase d’adaptation.

Forcer à ce moment-là n’accélère rien. Cela consomme simplement une énergie qui sera difficile à retrouver plus tard dans la semaine.


Commencer moins fort pour tenir plus longtemps

Un lundi plus respirable n’est pas un lundi vide. C’est un lundi plus juste. Un jour où l’on accepte de ne pas tout lancer, de ne pas tout régler, de ne pas tout maîtriser. Ce choix permet à l’énergie de s’installer au lieu d’être immédiatement sollicitée.

La semaine n’a pas besoin d’être gagnée dès le premier jour. Elle a besoin d’être habitée.

Vouloir tout faire le lundi fatigue déjà parce que cela transforme un point de départ en ligne d’arrivée. Commencer autrement, plus simplement, ne signifie pas manquer d’ambition. Cela signifie choisir un rythme que l’on pourra réellement soutenir.

Parfois, la meilleure façon de bien commencer la semaine, c’est d’accepter qu’elle ne commence pas en force, mais en équilibre. 

La rédaction