Son parcours est marqué par une solide formation internationale. Elle perfectionne son savoir-faire en Alsace et en Italie, avant d’intégrer la prestigieuse École Lenôtre, où elle se forme aux techniques de haut niveau en chocolaterie et en pâtisserie.
À travers ses créations, Viviane Kouamé inscrit son travail dans une démarche de valorisation du cacao ivoirien transformé localement. La manufacture qu’elle dirige est engagée dans un processus rigoureux de traçabilité, de la fève au produit fini, selon l’approche dite tree-to-bar. Chocovi est, à ce titre, la première manufacture africaine certifiée Fairtrade, selon ce procédé.
Depuis sa création, la maison a accumulé plusieurs distinctions et sélections professionnelles, qui témoignent de la reconnaissance progressive de son travail sur la scène africaine et internationale. En 2025, la chocolatière reçoit notamment à Kigali le Prix africain du mérite et de l’excellence, dans la catégorie de la meilleure visionnaire africaine du secteur agro-alimentaire.
Très présente dans les circuits professionnels, Viviane Kouamé participe régulièrement à de grands rendez-vous dédiés à l’agriculture, au cacao et au chocolat. Elle est notamment invitée à des salons et expositions à Doha, à Paris, à Washington et à Osaka, contribuant à faire rayonner le chocolat ivoirien sur des scènes internationales de premier plan.
En 2025, elle intervient également comme panéliste à Harvard University, lors d’un échange consacré à l’avenir de l’industrie du cacao africain, confirmant son positionnement d’actrice engagée dans les réflexions stratégiques autour de la filière.
Parallèlement à son activité de production, elle s’investit dans des actions de sensibilisation à la transformation locale du cacao et à la formation des jeunes aux métiers de la chocolaterie. Elle participe, en outre, au programme International Visitor Leadership Program et est désignée ambassadrice de Côte d’Ivoire Export en 2025.
Aujourd’hui, Viviane Kouamé poursuit le développement de Chocovi avec l’ambition de contribuer à la structuration d’une filière artisanale performante, capable de renforcer les capacités locales de transformation du cacao et de positionner durablement le chocolat ivoirien sur les marchés internationaux.
Maurelle Kouakou