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Il ne suffit pas d'observer et de décrire le monde, mais il faut le transformer par l'activité humaine. - Massa Makan Diabaté
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Côte d’Ivoire

Une rue au nom de l’écrivain Serge Grah devient un symbole vivant de la promotion du livre

Donner le nom d’un écrivain à une rue est déjà un honneur. Mais transformer cet hommage en une action concrète en faveur de la lecture, voilà une démarche beaucoup plus rare. À Abidjan, l’écrivain Serge Grah a choisi d’aller au-delà de la simple reconnaissance symbolique.

il y a 1 jour

Désormais, une artère de plus d’un kilomètre et demi reliant la paroisse Bon Pasteur au siège de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques de Côte d’Ivoire porte son nom. Un lieu qu’il a longtemps fréquenté dans l’anonymat et qui incarne aujourd’hui son engagement en faveur du livre et de la transmission du savoir.

Pour marquer cette distinction, l’auteur a posé un geste fort. Le 13 avril, il s’est rendu au Groupe scolaire L’Ardoise, situé à proximité de cette rue, où il a offert 200 chèques-lire aux élèves. À travers ce don, réceptionné par l’administration de l’établissement, il entend encourager les plus jeunes à renouer avec le plaisir de lire et les inciter à participer au Salon International du Livre d’Abidjan, prévu du 28 avril au 2 mai 2026.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de long terme. Depuis plus d’une décennie, Serge Grah, à travers l’Association les Amis du Livre, multiplie les actions pour promouvoir la lecture dans les écoles. Entre la mise en place de prix littéraires et ses tournées à l’intérieur du pays pour soutenir les bibliothèques scolaires, il œuvre discrètement mais efficacement à faire naître chez les jeunes le goût des livres.

Héritier spirituel de Jean-Marie Adiaffi, il semble rappeler, à travers ses actions, que la reconnaissance n’a de sens que si elle sert une cause plus grande. Ainsi, cette rue ne se limite pas à porter un nom : elle devient un message. Celui d’un engagement pour la lecture, pour la culture et pour les générations futures.

Désormais, en empruntant cette voie, difficile de ne pas penser à cette invitation simple mais essentielle : lire, encore et toujours. 

Richard Konan avec Sercom