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Mondial 2026 : faut-il adapter les horaires de travail pour éviter une baisse de productivité ?

Chaque grande compétition sportive a le même effet : elle passionne des millions de personnes et modifie, pendant quelques semaines, les habitudes du quotidien. La Coupe du monde 2026 ne devrait pas faire exception.

il y a 5 heures

Entre les matchs diffusés à des heures parfois tardives et l'engouement qu'ils suscitent, de nombreux salariés risquent de sacrifier quelques heures de sommeil pour suivre leur équipe. Ce qui soulève une question concrète : les entreprises doivent-elles adapter leurs horaires pour préserver la productivité ?

Des nuits plus courtes pour les supporters

Pour beaucoup de passionnés, la Coupe du monde, ça ne se rate pas et ça ne se raconte pas.

Les rencontres disputées dans des fuseaux horaires différents poussent certains à veiller tard ou à se lever très tôt. Sur plusieurs semaines, ce manque de sommeil finit par se voir au travail. La fatigue s'installe, la concentration part. Ce n'est pas une surprise.


Une productivité potentiellement affectée

Lorsqu'un salarié arrive au bureau après une nuit écourtée, son efficacité peut être réduite.

Les tâches qui demandent de l'attention ou une prise de décision rapide deviennent plus difficiles. À cela s'ajoutent les discussions autour des matchs, qui occupent souvent une bonne part des échanges entre collègues. Ces moments peuvent créer de la convivialité, mais ils peuvent aussi détourner l'attention des priorités du jour.

Adapter les horaires : une solution envisageable ?

Certaines entreprises choisissent déjà de faire preuve de souplesse lors des grands événements sportifs.

Horaires aménagés, télétravail ponctuel, flexibilité sur les heures d'arrivée. Ces ajustements permettent aux salariés de mieux absorber la fatigue sans sacrifier leur niveau de performance. Et ça envoie un signal clair aux équipes : l'entreprise voit comment ils vivent, pas seulement ce qu'ils produisent.

Trouver le bon équilibre

Adapter les horaires ne règle pas tout.

La responsabilité individuelle reste importante. Suivre tous les matchs au détriment du sommeil a des conséquences sur la santé et le rendement. Et ça, aucune politique RH ne peut l'effacer. Chacun doit arbitrer entre les matchs et le lendemain matin.


Une occasion de renforcer la cohésion

La Coupe du monde peut aussi avoir des effets positifs dans l'entreprise.

Les discussions autour des rencontres, les pronostics, les moments de partage entre collègues contribuent parfois à renforcer l'esprit d'équipe. Bien encadrée, cette ambiance peut même améliorer le climat de travail.

Le Mondial va bousculer des nuits de sommeil. C'est inévitable. La vraie question n'est pas de savoir si les entreprises doivent s'adapter, certaines l'ont déjà compris. C'est de savoir si les salariés, eux, vont gérer leur énergie ou juste la dépenser.

La rédaction