Le reggae a trouvé un écho particulier ce vendredi 17 avril 2026 dans la Zone Street Arts du MASA. Sur scène, Jim Kamson, figure bien connue des amateurs du genre, est venu rappeler que la musique roots a encore toute sa place dans les grandes messes culturelles africaines.
Vêtu d’une tenue vert treillis, le chanteur ivoirien fait une entrée remarquée, accueilli par les cris et les applaudissements d’un public déjà conquis. Très vite, l’ambiance monte d’un cran. Dès les premières notes, l’artiste impose son tempo, entre énergie maîtrisée et présence scénique affirmée.
Surnommé le “lion de Bondoukou”, Jim Kamson ne tarde pas à installer une véritable connexion avec la foule. Les regards se croisent, les mains se lèvent, les corps se balancent au rythme des sonorités reggae. Plus qu’un simple concert, c’est une communion qui se crée, presque instinctive, entre l’artiste et son public.
La zone s'enflamme véritablement lorsqu’il entonne “Yedjago”. Instant suspendu. Les voix s’unissent, les souvenirs remontent, et la Zone Street Arts se transforme en une scène de ferveur collective. Jim Kamson ne se contente plus de chanter : il guide, il embarque, il fait voyager.
Dans cette atmosphère électrique, le reggae
retrouve sa dimension première : celle d’une musique de partage, de mémoire et
de vibration. Et à travers cette performance, Jim Kamson confirme que le reggae ivoirien a encore de belles histoires à raconter.