Président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), il partage dans ce nouveau numéro sa vision de la lutte contre la corruption, mais aussi de la défense des droits humains, deux combats dont les racines remontent à son enfance et à son adolescence.
«
Mon enfance et mon adolescence ont été marquées par un environnement
international fait de discrimination, fait de ségrégation », confie-t-il.
Ces
expériences ont contribué à forger chez lui une conviction profonde selon
laquelle la justice et les droits humains ne peuvent être de simples principes.
Ils doivent se traduire dans les actes.
Dans
son combat contre la corruption, Zoro Bi Ballo identifie un défi majeur,
notamment obtenir l’adhésion populaire. Pour lui, la lutte ne pourra
véritablement progresser que lorsque le rejet de la corruption deviendra un
sentiment partagé par tous.
Cette
vision prend tout son sens à la lumière de son parcours. Né à Sinfra, Épiphane
Zoro Bi Ballo débute sa carrière en 1996 comme juge de section adjoint. Au fil
des années, il exerce différentes responsabilités qui l’amènent à travailler
sur les questions de justice, de droits humains et de coopération
internationale.
Ancien
ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, du Renforcement des capacités
et de la Lutte contre la corruption, il a également coordonné le projet de «
Restauration progressive du système judiciaire pénal » en République
démocratique du Congo.
L’homme
de droit a ensuite été représentant résident du Carter Center, où il a piloté
des programmes consacrés aux droits de l’Homme et à la coopération technique
judiciaire.
Dans Esprit 52, Épiphane Zoro Bi Ballo revient sur les convictions qui ont façonné sa
trajectoire, sa conception de la bonne gouvernance et les défis qui restent à
relever dans la lutte contre la corruption.
Richard
Konan