Portée par Katiola Solar Power avec ses partenaires Toyota et Électricité de France (EDF), cette infrastructure s’inscrit dans le programme national de développement des énergies renouvelables. La centrale sera reliée au réseau électrique national par une ligne de raccordement de 1,3 kilomètre.
Selon le promoteur, la convention encadrant le projet a été
signée en décembre 2024. Les études ont ensuite été engagées et l’entreprise
chargée de la construction sélectionnée avec CI-Énergies. Le bouclage financier
est attendu dans les prochaines semaines. Une fois en service, la centrale
nécessitera une vingtaine de personnes pour son exploitation et son entretien.
Un programme solaire à l’échelle nationale
Lors de la cérémonie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l'Energie, a rappelé que Katiola représente un maillon d’un programme plus large. Les centrales de Boundiali, d’une capacité de 80 MWc, et de Ferkessédougou, de 52 MWc, alimentent déjà le réseau national.
D’autres installations sont prévues, notamment à Odienné,
Niakara, Dabakala, Mankono et Soubré. L’objectif annoncé est d’atteindre 1 262
MWc d’énergie solaire injectés dans le réseau d’ici 2030, dans le cadre de
l’ambition nationale de porter les énergies renouvelables à 45 % du mix
énergétique.
Des retombées attendues pour les populations
Les autorités locales souhaitent que les jeunes et les
femmes de Katiola bénéficient des possibilités économiques liées au projet. Le
ministre a notamment invité les partenaires privés à soutenir les femmes
actives dans la poterie et l’agriculture.
Le promoteur a également annoncé un accompagnement des personnes affectées par l’emprise foncière, notamment pour préserver leurs moyens de subsistance. Le chantier est attendu dans les prochains mois, avec un objectif de mise en service évoqué à quinze mois.
Richard Konan, avec MMPE