Le problème, c'est que les collègues ne savent pas forcément ce qui se passe. Une réponse sèche peut être prise pour du mépris. Un silence peut être interprété comme de la colère. Une remarque banale peut déclencher une réaction disproportionnée.
Être de mauvaise humeur ne fait pas de nous une mauvaise personne. Au
travail, il faut simplement éviter que cette humeur décide à notre place de la
manière dont nous allons traiter les autres.
Reconnaître que l'on n'est pas dans son meilleur jour
La première étape consiste à être honnête avec soi-même. Si vous sentez que vous êtes irritable dès le matin, que tout vous agace ou que vous avez envie de répondre sèchement à la moindre remarque, prenez-en conscience.
Cela peut sembler évident, mais reconnaître son état permet déjà de
mieux contrôler ses réactions.
Vous n'avez pas besoin de faire semblant d'être particulièrement joyeux.
Vous pouvez simplement décider de rester correct avec les personnes que vous
allez rencontrer.
Éviter de répondre sous le coup de l'énervement
Un collègue vous envoie un message qui vous agace. Votre première envie est de répondre immédiatement. Attendez. Quelques minutes peuvent parfois éviter une réponse que vous regretterez plus tard.
Relisez le message. Posez-vous la question : « Est-ce que je répondrais
de la même manière si j'étais de bonne humeur ? »
Si la réponse est non, mieux vaut probablement attendre un peu avant d'envoyer quoi que ce soit.
Prévenir lorsqu'on a besoin de calme
Il n'est pas nécessaire de raconter ses problèmes personnels à toute l'équipe. Mais si vous savez que vous êtes particulièrement tendu, vous pouvez simplement le faire comprendre à votre entourage.
Un « Je suis un peu fatigué aujourd'hui, je préfère me concentrer sur
mon travail » peut suffire.
Cela évite que votre silence soit mal interprété et permet aussi aux
autres de comprendre que votre attitude n'a peut-être rien à voir avec eux.
Ne pas prendre les remarques personnellement
Quand on est déjà irrité, une remarque ordinaire peut rapidement nous sembler désagréable. Un collègue demande une précision : on a l'impression qu'il nous reproche quelque chose.
Un responsable demande une modification : on le prend comme une critique. Un client insiste : on s'énerve plus vite que d'habitude.
Avant de réagir, essayez de séparer les faits de votre humeur. La remarque est-elle réellement agressive ou est-ce votre état du moment qui la rend plus difficile à supporter ?
Cette petite question peut éviter beaucoup de tensions.
Garder ses habitudes professionnelles
Même lorsque la journée commence mal, certaines règles ne changent pas.
Dire bonjour. Répondre aux messages importants. Respecter les délais.
Faire correctement son travail. Rester poli avec les collègues et les clients.
Ces habitudes peuvent sembler très basiques, mais elles servent
justement de repères lorsque l'on n'est pas dans son meilleur état d'esprit.
Vous n'avez pas besoin d'être particulièrement enthousiaste. Faites simplement votre travail avec sérieux.
S'accorder quelques minutes lorsque c'est possible
Parfois, le meilleur moyen de ne pas exploser est de prendre un peu de distance. Allez boire un verre d'eau. Faites quelques pas. Prenez votre pause. Éloignez-vous quelques minutes d'une conversation qui commence à vous agacer.
Ce n'est pas fuir son travail. C'est éviter de laisser une émotion passagère provoquer un problème
durable.
Éviter de contaminer toute l'équipe
La mauvaise humeur peut être communicative. Une personne arrive irritée, répond sèchement et crée une tension. Les autres deviennent à leur tour plus méfiants ou plus nerveux. En quelques heures, l'ambiance de toute l'équipe peut changer.
Vous ne contrôlez pas forcément votre humeur. En revanche, vous pouvez contrôler ce que vous en faites.
Si vous avez besoin d'être discret ou de travailler tranquillement
pendant quelques heures, faites-le sans rendre les autres responsables de ce
que vous ressentez.
Si vous dépassez les limites, sachez revenir dessus
Personne ne réagit parfaitement tout le temps. Vous pouvez répondre trop sèchement à un collègue ou vous montrer injustement impatient avec quelqu'un.
Dans ce cas, inutile de chercher une excuse compliquée. Un simple « Désolé pour ma façon de te répondre tout à l'heure, j'étais de mauvaise humeur » peut suffire.
Reconnaître son comportement ne diminue pas votre professionnalisme.
Cela montre au contraire que vous êtes capable de prendre du recul.
Le professionnalisme ne demande pas d'être toujours de bonne humeur
On ne peut pas être souriant et enthousiaste tous les jours. Il y aura des périodes où le travail sera plus difficile à supporter, où la fatigue prendra le dessus ou où des problèmes personnels occuperont une grande partie de nos pensées.
Le professionnalisme ne consiste donc pas à jouer constamment la personne heureuse. Il consiste surtout à savoir faire la différence entre ce que l'on ressent et la manière dont on traite les autres.
Vous avez le droit de passer une mauvaise journée. Vos collègues n'ont simplement pas à en payer le prix.
La rédaction