Dans un message adressé aux utilisateurs et aux chauffeurs, Uber a indiqué avoir pris cette décision « difficile » à l’issue d’un réexamen approfondi de ses activités. Le groupe précise que le retrait concerne uniquement le Nigeria et l’Ouganda, et n’affecte pas ses opérations dans le reste du continent.
Les centres d’aide d’Uber au Nigeria et en Ouganda resteront ouverts jusqu’au 23 septembre 2026 pour gérer les dernières demandes : remboursements, soldes de comptes, et questions liées à la fermeture des comptes chauffeurs. L’entreprise a remercié ses utilisateurs et partenaires pour leur confiance depuis son lancement à Lagos en 2014.
Le départ d’Uber intervient dans un contexte économique difficile au Nigeria, marqué par une forte inflation, la dépréciation du naira et des coûts d’exploitation en hausse.
La concurrence locale, avec des acteurs comme Bolt, inDrive ou des services de transport informels, a également pesé sur la rentabilité du modèle. Plusieurs observateurs estiment que ces facteurs ont rendu le marché moins attractif pour un investisseur international.
Pour les chauffeurs et les utilisateurs, cette sortie soulève des inquiétudes. Beaucoup dépendaient de la plateforme pour leurs revenus ou leurs déplacements quotidiens. Certains redoutent une détérioration des conditions de transport et une hausse des tarifs, tandis que d’autres espèrent voir émerger des alternatives locales plus adaptées.
À l’échelle mondiale, ce retrait s’inscrit
dans une restructuration plus large d’Uber, qui réduit ses effectifs et
réoriente ses investissements vers les véhicules autonomes et les marchés jugés
plus rentables. Pour le Nigeria, la fin d’Uber symbolise à la fois les limites
du modèle de la VTC dans un environnement économique complexe et la montée en
puissance d’acteurs régionaux.
Richard Konan