Placé sous le thème « Nos voix, nos histoires : la littérature féminine en mouvement », le salon a été marqué par l’attribution de plusieurs distinctions.
Mme Kouadio
Akoua Bérénice, épouse Débrimou, a reçu le Grand Prix EKY de l’innovation
féminine pour son projet « 1 Femme : 1 Box & Kit Top Attiéké », doté d’un
million de francs CFA.
Le prix
Fatou Kéita des meilleures lectrices des lycées et collèges a été attribué à
Wokre Marie. Par ailleurs, le stand de Mme Demedorosse Bernadette a été
récompensé par le prix Hélène Lobe Wagne des meilleurs stands.
Lors de son
allocution, Marie-Laure Angoran, initiatrice du salon, est revenue sur les
origines du projet, inspiré notamment par un salon dédié à la littérature
féminine organisé à Dakar. En quelques mois seulement, cette initiative a pris
forme grâce à une mobilisation rapide et une intégration dans des réseaux
culturels existants. Elle a souligné l’importance d’une approche pragmatique en
affirmant : « Il faut commencer petit pour grandir ».
« Le
fait d'écrire libère la femme. Il y a un rapport cognitif entre le cœur, le
cerveau, les bras et tous les lettres de la femme. Ils vous permettent de vous
projeter, de visualiser un autre univers que vous n'avez jamais exploré »,
a-t-elle ajouté.
Cette
première édition a mis en avant un programme axé sur la formation en art
oratoire, des conférences dédiées au leadership féminin et à l’intelligence
artificielle, ainsi qu’à l’entrepreneuriat féminin.
Serge Agnessan, directeur de
l'Industrie du livre et de la Littérature, a représenté la ministre de la
Culture et de la Francophonie lors de la cérémonie d'ouverture. Il a souligné
l'importance fondamentale de cette initiative.
Au nom de la ministre Euphrasie Yao
Kouassi, marraine de l'événement, Gisèle Harding a adressé ses félicitations à
Marie-Laure Angoran pour l'organisation du salon.
« Le salon LIFA existe pour que la voix de la femme ne reste pas un murmure, pour que son histoire ne dorme pas dans un tiroir, pour que le chemin entre son cahier et le monde devienne plus court, plus ouvert, plus lumineux. Aujourd'hui, nous inaugurons ce chemin et nous l'inaugurons ensemble, car le salon LIFA n'est pas un événement, c'est un acte fondateur », s’est-elle exprimée.
Cette première édition du Salon LIFA
ne marque pas une fin, mais le début d’un mouvement appelé à grandir. En
ouvrant un espace d’expression, de formation et de reconnaissance, elle trace
les contours d’un écosystème où les voix féminines pourront s’affirmer
durablement.
Richard Konan