Cette visite s’inscrit dans une réflexion plus large, à savoir comment bâtir une industrie énergétique performante sans un socle solide de compétences locales. Sur place, Sangafowa-Coulibaly a pu observer un système qui, depuis plusieurs décennies, forme des générations de techniciens et d’ingénieurs au service du développement du secteur pétrolier algérien.
Pour les
autorités ivoiriennes, le constat est clair. La montée en puissance des
ressources nationales, notamment dans le pétrole et le gaz, impose d’anticiper
une forte demande en profils qualifiés. Dans les prochaines années, la
production devrait connaître une hausse significative, nécessitant une
main-d’œuvre hautement formée.
Face à cet
enjeu, la Côte d’Ivoire entend s’appuyer sur des partenariats stratégiques et
tirer des enseignements concrets du modèle algérien. L’objectif est de créer un
écosystème capable de lier formation et industrie, afin de produire localement
les compétences indispensables à la transformation du secteur.
Dans cette
dynamique, l’idée de mettre en place une structure de formation dédiée, en lien
avec la société nationale PETROCI, fait son chemin. Une approche qui
s’inspirerait du modèle intégré observé en Algérie, où la formation est
étroitement connectée aux besoins réels de l’industrie.
Au-delà de
la visite, c’est donc une vision qui se dessine : faire du capital humain le
moteur de la transformation énergétique. Pour Abidjan, le défi est désormais de
traduire cette ambition en actions concrètes, afin de tirer pleinement profit
de ses ressources naturelles.
Richard Konan avec CICG