Cette date commémore la découverte, en 1882, du bacille responsable de la tuberculose par Robert Koch. Elle constitue chaque année un moment de sensibilisation et d’évaluation des efforts menés à l’échelle mondiale et nationale.
Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, la tuberculose a causé environ 1,23 million de décès en 2024, pour 10,7 millions de cas recensés, dont une grande majorité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, a indiqué le ministre Dimba.
En Côte d’Ivoire, les indicateurs affichent une évolution positive. En 2025, 21 587 cas ont été détectés, soit 99 cas pour 100 000 habitants. Cette performance marque une avancée notable, le pays étant passé pour la première fois du statut de zone à forte endémie à celui de zone à endémie modérée.
Autre signe encourageant : la baisse continue des formes résistantes de la maladie. Leur prévalence est passée de 4,6 % en 2016 à moins de 2,4 % aujourd’hui. Ces résultats sont attribués à plusieurs mesures, notamment la décentralisation des soins, l’introduction de tests de dépistage rapide, le suivi communautaire des patients et la disponibilité des traitements.
Les autorités saluent également l’engagement de l’État, sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, qui a permis de maintenir le financement des programmes de lutte malgré la baisse des appuis extérieurs.
Toutefois, la mobilisation reste essentielle. Les populations sont invitées à adopter des gestes simples de prévention, notamment le port du masque en cas de toux et la consultation rapide d’un centre de santé lorsque les symptômes persistent au-delà de deux semaines. Pierre Dimba a également rappelé que le dépistage et le traitement de la tuberculose sont gratuits sur l’ensemble du territoire.
À travers cet appel, les autorités ivoiriennes réaffirment leur objectif : mettre fin à la tuberculose d’ici 2030, conformément aux engagements internationaux.
Richard Konan