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Cuisine et diet

Bien manger pour mieux performer à la rentrée : ces aliments qui nourrissent autant le cerveau que le corps (partie 1)

À chaque rentrée scolaire, les parents investissent dans les frais de scolarité, les fournitures, les uniformes, les cours de renforcement et les outils numériques. Pourtant, un investissement fondamental reste encore trop souvent négligé : l’état nutritionnel, physique et émotionnel de l’enfant.

il y a 1 heure

À la rentrée, le premier cartable de l’enfant est son corps

Un enfant peut avoir les meilleurs cahiers, fréquenter une excellente école et bénéficier d’enseignants compétents, mais s’il arrive en classe fatigué, déshydraté, stressé ou nourri principalement de boissons sucrées, de biscuits et de produits très raffinés, son cerveau ne travaille pas dans les meilleures conditions. 

La véritable performance scolaire ne commence donc pas dans la salle de classe. Elle commence dans la cuisine, se consolide dans la chambre à coucher, se protège dans la salle de sport et se maintient grâce à un environnement émotionnel sécurisant. 

En janvier 2026, l’Organisation mondiale de la santé a appelé à une approche globale de l’alimentation scolaire, rappelant que les aliments servis, vendus ou promus autour des écoles peuvent influencer les apprentissages, les habitudes alimentaires et la santé future des enfants. 

Nourrir l’intelligence, et non provoquer une simple excitation 

Il existe une différence essentielle entre donner momentanément de l’énergie à un enfant et nourrir durablement sa capacité de concentration.

Un petit-déjeuner composé principalement de céréales très sucrées, de pâte à tartiner, de biscuits, de pain blanc, de jus industriel ou de boisson chocolatée très sucrée peut procurer une sensation d’énergie rapide. Mais cette excitation ne constitue pas une performance stable. 

Après une alimentation très riche en sucres libres et pauvre en fibres, en protéines et en micronutriments, l’enfant peut retrouver rapidement la faim, réclamer une nouvelle collation, devenir irritable ou éprouver des difficultés à maintenir son attention.

La solution n’est pas de supprimer tous les glucides. Le cerveau et les muscles ont besoin d’énergie. Il faut plutôt choisir des aliments qui libèrent cette énergie de manière plus progressive et les associer à des protéines, des fibres et de bonnes matières grasses.

L’OMS recommande de fonder l’alimentation sur une diversité d’aliments peu ou pas transformés et de limiter les produits riches en sucres libres, en sel et en mauvaises graisses. Les principes essentiels d’une alimentation saine sont l’adéquation, l’équilibre, la modération et la diversité. 

Le cerveau de l’enfant n’a pas besoin d’un feu de paille alimentaire. Il a besoin d’un feu régulier, maîtrisé et durable. 

La performance scolaire est une performance globale 

Nous avons trop souvent réduit la réussite scolaire aux notes obtenues. Pourtant, la performance d’un élève repose sur plusieurs capacités :

- rester attentif pendant une leçon ;

- comprendre et mémoriser les informations ;

- gérer la frustration et les émotions ;

- participer activement en classe ;

- résister à la fatigue pendant la journée ;

- maintenir une bonne coordination physique ;

- retrouver ses connaissances au moment d’une évaluation ;

- conserver sa motivation sur plusieurs mois.

La performance ne dépend donc pas d’un aliment miracle, d’un complément présenté comme « stimulant du cerveau » ou d’une boisson prétendument énergisante. Elle résulte d’un système de vie cohérent. 

C’est tout le sens de l’approche AMES® : 

A-Alimentation saine

Une alimentation variée apporte au cerveau et au corps les protéines, les glucides, les bonnes matières grasses, les vitamines, les minéraux et les fibres nécessaires à leur fonctionnement. 

M-Maîtrise des émotions

Un enfant inquiet, humilié, harcelé, constamment comparé ou soumis à une pression excessive peut manger sans faim, perdre l’appétit, mal dormir et éprouver des difficultés à se concentrer. 

E-Exercice physique

Bouger ne détourne pas l’enfant de ses études. L’activité physique soutient sa santé, son développement moteur, son bien-être et ses capacités cognitives. Pour les enfants et adolescents, l’OMS recommande en moyenne au moins 60 minutes d’activité physique modérée à soutenue par jour. 

S-Sommeil réparateur

Le sommeil participe à la récupération, à la régulation émotionnelle et à la consolidation des apprentissages. Les enfants de 6 à 12 ans ont généralement besoin de 9 à 12 heures de sommeil par nuit, et les adolescents de 13 à 18 ans de 8 à 10 heures. Un sommeil insuffisant est associé à davantage de difficultés d’attention, de comportement et de performance scolaire.

Pr Houroupou Mbambai 

Diététicien--nutritionniste-sexologue