Selon les autorités, cette souche, déjà identifiée dans la partie ouest du pays, représente un danger sérieux pour une culture essentielle à l’alimentation des populations et aux revenus de nombreux producteurs. Le manioc, pilier de la sécurité alimentaire ivoirienne, pourrait subir des pertes importantes si la propagation n’est pas rapidement maîtrisée.
La maladie
se distingue par sa capacité à se diffuser rapidement, notamment à travers le
matériel végétal contaminé, comme les boutures, ainsi que par certaines
pratiques agricoles favorisant sa dissémination. Les autorités rappellent que
dans d’autres pays, notamment en Afrique de l’Est, ce virus a déjà causé des
dégâts considérables, entraînant des chutes drastiques de production et de
lourdes pertes économiques.
Face à cette
situation jugée préoccupante, le gouvernement privilégie une approche
préventive. En l’absence de traitement curatif, des mesures strictes ont été
décidées pour contenir la propagation du virus. Il est désormais interdit de
transporter ou de prélever des boutures de manioc en provenance des zones
infectées de l’ouest du pays. De plus, les échanges, qu’ils soient formels ou
informels, entre producteurs sont également proscrits.
Les
structures techniques du ministère, en collaboration avec les organismes de
recherche agricole et les acteurs de la filière, sont mobilisées pour assurer
la diffusion de l’information et veiller au respect des consignes. L’objectif
est clair : éviter une crise agricole majeure qui pourrait affecter durablement
la production nationale.
Les
autorités appellent ainsi à la vigilance et à la responsabilité de tous les
acteurs du secteur. Producteurs, distributeurs et organisations professionnelles
sont invités à respecter scrupuleusement les mesures en vigueur afin de
protéger la filière manioc et préserver la sécurité alimentaire du pays.
Richard Konan